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I-COUPL simplifie le contrôle des clés dynamométriques dans les Technicentres SNCF

Initialement propulsée par le Laboratoire Innovation et Prototypage (LIP), la solution vient digitaliser le contrôle des clés dynamométriques, utilisées dans le cadre de serrage des assemblages boulonnés, afin que ceux-ci soient montés de manière optimale.

Publié le 29/10/2019 par La Rédaction
i-coupl technicentres sncf

La digitalisation des process s’opère dans les coulisses industrielles de SNCF. La clé dynamométrique, que les agents de maintenance utilisent quotidiennement, peut désormais être examinée à l’aide d’une solution digitale, nommée « I-COUPL ».

Concrètement, le couplemètre – le banc de test qui affiche les valeurs de la clé dynamométrique – est connecté à une tablette. Durant le test, celle-ci peut enregistrer les mesures directement dans un serveur. En parallèle, un écran relié au couplemètre sert de « module d’administration », permettant d’accéder à l’historique des tests de cette même clé, via son numéro d’identification.

Un gain de temps et de traçabilité

couplemètre technicentre sncf

Dans les matériels roulants, les assemblages boulonnés doivent être serrés avec justesse. En effet, la force du serrage de la clé dynamométrique doit être contrôlée « dans une plage de ± 10% », rapporte Gérard Legrand, responsable du LIP au 574 Nantes, « afin d’assembler correctement des éléments des matériels roulants, c’est un enjeu de sécurité des circulations ». I-COUPL permet de réaliser ce contrôle plus rapidement grâce aux interfaces digitales.

Jusqu’ici, pour tester les valeurs de la clé, les agents de maintenance devaient « prendre trois mesures et tout noter dans un cahier à la main », se souvient Gérard Legrand, « le process était long et la traçabilité restait faible ». Suite à ses échanges avec Tony Bourlier au Technicentre Pays de la Loire en 2016, le LIP s’est donc penché sur la question.

Cependant, une impasse technique s’est imposée dès le début du projet. Il a fallu plusieurs mois de recherches et d’essais avant qu’une solution soit trouvée en 2018, sur les couplemètres différents du Technicentre de Rennes. « On a tourné le problème autrement, les Rennais ont rejoint le projet et on a dépassé l’obstacle ensemble », raconte le responsable du LIP, « voyant ça, les équipes de Nantes se sont aussi dotées des mêmes ». Aujourd’hui équipé de trois nouveaux couplemètres, le Technicentre Pays de la Loire espère gagner 20 jours par an, grâce à la mise en place d’I-COUPL. « Soutenu par l’Agence d’Essais Ferroviaires, notre sujet a été transféré à la DSI Matériel, qui a élaboré une version industrielle et augmentée avec notamment un module d’administration et une architecture robuste. Ce sont eux qui vont faire vivre, évoluer et se déployer la solution dans d’autres technicentres, un grand merci à eux », conclut Gérard Legrand.

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