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La donnée, nouvelle étape de la transformation de SNCF

Mercredi 29 août 2018, Guillaume Pepy, Président du directoire SNCF et Président directeur général SNCF Mobilités, Patrick Jeantet, Président délégué du directoire SNCF et Président directeur général SNCF Réseau, et Benoît Tiers, Directeur général e.SNCF, ont présenté au 574 de Lille la nouvelle étape de la stratégie numérique du groupe SNCF : construire l’entreprise de demain grâce à la donnée.

Publié le 29/08/2018 par La Rédaction
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Cette présentation a lieu au Technicentre Industriel d’Hellemmes, plus vieux Technicentre Industriel de SNCF, qui sera entièrement reconstruit en 2019. Cette modernisation s’inscrit dans le programme « Maintenance et Usine du futur », qui vise à mettre l’ensemble des Technicentres Industriels aux plus hauts standards de l’industrie grâce au digital. Ce lieu accueillera également le cinquième 574 – les maisons digitales de SNCF, où les équipes accélèrent les projets digitaux tout en promouvant la culture numérique avec l’ensemble des agents –. À travers ces 574, SNCF travaille en collaboration avec ses partenaires : startups, entreprises, écosystèmes territoriaux… le 574 d’Hellemmes se prolonge d’ailleurs au cœur de l’écosystème numérique des Haut-de-France puisqu’un de ses espaces est accueilli au cœur d’Euratechnologies.

L’objectif de la transformation de SNCF ? Augmenter le pouvoir de mobilité des clients, mettre le meilleur du numérique au service de la performance ferroviaire, sans oublier l’impact écologique et lutter contre l’auto-solisme, l’usage individuel de la voiture. Et dans cette perspective de transformation, la donnée joue un rôle crucial. Comment SNCF marque une nouvelle étape de sa transformation grâce à la donnée ? Voici une vidéo de Benoît Tiers, Directeur général e.SNCF.

La donnée, le levier de la performance industrielle au service des clients

SNCF est désormais une « data-driven company ». Le patrimoine « data » de SNCF, c’est les données historiques comme les horaires, les données industrielles archivées de toutes les interventions sur les 15 000 trains, les 30 000 kilomètres de voies, dans les 3 000 gares. C’est aussi les données que les clients lui confient pour améliorer l’expérience de voyage de bout en bout, à travers les services que nous leur proposons en gare, à travers l’expérience à bord (connectivité 3G/4G, Wifi…), à travers une offre de mobilité multimodale…

Pour Benoît Tiers, « ce patrimoine est inédit, structuré, exploité et protégé ». Les nouvelles technologies, comme l’IoT ou le Big Data, permettent à SNCF d’aller encore plus loin : « Nous sommes désormais en capacité de gérer une quantité de données beaucoup plus importante, de les croiser pour proposer de nouveaux services», dit-il.

Aujourd’hui, la problématique est de mettre toutes ces données au service des décisions et du pilotage de l’entreprise, de gagner en efficacité collective et en performance, avec toujours plus de sécurité et de régularité pour plus de mobilité. « La data est assurément la clé de la mobilité de demain » affirme M. Tiers.

Les enjeux d’une utilisation intelligente des données

La data est mise au cœur de la création de valeur car elle est exploitée de façon à répondre aux besoins spécifiques de chaque client SNCF. Dans le cadre du projet Data Flux Voyageurs, par exemple, les données de géolocalisation client sont utilisées pour faciliter la recherche des trajets, rendant l’application SNCF plus intelligente et personnalisée.

Une fois que l’utilisateur a donné son autorisation de géolocalisation, l’appli est capable de suggérer le prochain endroit où il pourrait se rendre, et ainsi, lui proposer les moyens de transport les mieux adaptés. Les algorithmes de détection et de prédiction élaborés par les experts SNCF détiennent « le taux de prédictions positives qui atteint la hauteur de 70% en semaine », selon Iva Stankovic, data scientist au sein de la Fab Big Data. Aux comptoirs de l’information en gare, en période de forte affluence, l’application SNCF est utilisée par les agents, qui fournissent de l’information en temps réel aux voyageurs et de fait, procure plus de tranquillité. Aujourd’hui, elle est la plus téléchargée en France dans la catégorie Transport (10,8 millions de téléchargements) et a déjà fait preuve de robustesse lors de fortes sollicitations, comme pendant les grèves ou les intempéries.

Les datas récoltées par l’appli SNCF servent à proposer des services toujours plus pertinents aux clients, mais aussi une mobilité durable. C’est ce même objectif que poursuit le NFC car la possibilité de valider en passant juste son smartphone sur un valideur est plus qu’un service puisqu’il rend possible le passage d’un mode à l’autre avec une experience qui change la mobilité.

Pour les clients, le NFC porte un nouveau geste de mobilité :

  • Simple et fluide. Il suffit de passer son smartphone devant les bornes de validation, pour valider le titre et voyager. Plus besoin d’ouvrir l’appli mobile.

  • Fiable. Ça marche même quand le téléphone est éteint ou déchargé, plus de stress de la batterie off avant de partir! Sécurisé. Les données sont stockées dans la carte SIM du smartphone, c’est un niveau de sécurité quasi équivalent à celui des cartes bancaires, Le NFC est une révolution pour toute la mobilité car en plus de son ticket, le client pourra avec son smartphone accéder à une place de parking, réserver un vélo, prendre une voiture en libre-service, et même payer des services en gare, comme les consignes, Le travail de standardisation technologique de Calypso Network Association (dont SNCF est membre fondateur) mené au cours des dernières années a permis de transposer les standards de la carte de transport dans le téléphone, le faisant communiquer avec les bornes et portillons de validation des opérateurs de transport et les systèmes d’accès des différents services de mobilité.

SNCF experimente le NFC dans plusieurs regions depuis 2017 et comme annoncé par Valérie Pécresse en mai dernier, dès la fin 2018, elle deviendra réalité pour des millions de franciliens, grâce au programme Smart Navigo, lancé par Ile-de-France Mobilités.

La robustesse industrielle renforcée par la data

La maintenance prédictive participe à améliorer la robustesse du réseau ferroviaire, et pour preuve, le projet Vibrato. Une innovation qui consiste à récolter les données de vibration géolocalisées, via les gyroscopes et accéléromètres des smartphones embarqués dans les trains du quotidien (TER, Transilien, Intercités). L’entreprise est ainsi capable d’inspecter la condition des voies ferrées et réaliser les opérations de maintenance, avant que les pannes surviennent.

La construction du jumeau numérique du réseau ferroviaire, la duplication virtuelle de celui-ci permettant de piloter au mieux toutes les opérations de maintenance, est un autre projet data majeur de SNCF Réseau. Les trains appelés « surveille » scannent le réseau grâce à la technologie Lidar : doté des logiciels de reconnaissance automatique, l’outil permet de créer des nuages de point en 3D. Cette acquisition de données plus efficace contribue également à la robustesse industrielle, rendant la maintenance et les travaux plus performants et donc permettant de toujours améliorer la sécurité des voyageurs.

Une fois les données disponibles, la création des interfaces qui permettent leur visualisation et leur exploitation entre en jeu. Chez SNCF Gares & Connexions par exemple, la mesure de performance de l’affichage des informations voyageur en gare se fait d’ores et déjà via une application métier. « Avec DATA IV, nous visons 85% des trains affichés sur les écrans en gare au minimum 20 minutes avant le départ », explique Nathalie Courivaud, la chef de projet DATA IV. Depuis le déploiement de la solution dans les 123 gares monitorées en 2018, deux tiers des 32 gares les plus importantes (en termes de voyageurs et de trains) ont amélioré leur performance. Cela permet de rassurer les voyageurs en attente, en leur évitant l’anxiété due au non-affichage des trains sur les écrans.

Dans d’autres cas d’usage, les données aident à rendre les activités du groupe plus souples. L’espérance de vie d’un TGV étant en moyenne de trente ans, les agents du Matériel effectuent un examen sur l’intégralité de la rame (où toutes les pièces sont démontées, révisées et rénovées) tous les quinze ans. Dans ce cadre, les agents installaient auparavant des passerelles temporaires afin d’effectuer l’inspection des toitures de TGV. Maintenant, le numérique rend ce procédé plus simple et moins coûteux. Au Technicentre d’Hellemmes, la même tâche se fait grâce à un drone piloté par les agents. « Cette innovation, c’est un gain de sécurité et moins de pénibilité pour nos agents. Nous avons supprimé une manœuvre dangereuse, pénible et longue de leur quotidien, leur permettant ainsi de se consacrer à d’autres tâches », explique Nicolas Lesieurs, Responsable production au Technicentre d’Hellemmmes. « Nos agents sont formés en pilotage de drone par les collègues d’Altametris (filiale de SNCF Réseau dédiée aux drones, ndlr), améliorant ainsi significativement le process de maintenance », dit-il.

Les chefs de projets du Matériel proposent, quant à eux, des lunettes connectées pour faire de la « chirurgie » des trains à distance. Concrètement, lorsqu’un problème de maintenance est détecté, le technicien sur place peut envoyer les vidéos et les photos à un expert à distance, et, grâce aux lunettes, recevoir ainsi de l’aide en temps réel.

Un socle technologique renouvelé au service de la stratégie data

Pour mettre en place sa stratégie data, SNCF s’appuie sur les expertises de ses collaborateurs numériques, des partenaires, et un socle technologique renouvelé.

Pour que l’exploitation des données soit possible, il faut les héberger de manière sécurisée, souple et robuste. SNCF a fait le choix d’héberger la moitié de ses applications sur le cloud, qui lui permet de répondre, avec très grande flexibilité et fiabilité, aux évolutions de la demande, comme dans le cas de l’application SNCF.

Il est primordial dans le cadre de la stratégie data que sur l’application du groupe SNCF puissent s’échanger des données de manière simple et robuste. L’enjeu est aussi de pouvoir mettre à disposition certaines de ces données à notre écosystème externe de pouvoir connecter les données, via des API, pour permettre de créer rapidement des applications internes et externes qui proposent des services complémentaires, tout comme l’API SNCF qui fournit, depuis juin 2015, une large gamme de services autour des horaires des trains. Aujourd’hui, les différentes API du groupe sont centralisées dans une plateforme, ce qui accélère les développements SI des applications métier.

Pour voir ou revoir la conférence de presse, cliquez sur le lien ci-dessous :

Retrouvez l'ensemble des animations diffusées durant la conférence de presse, en cliquant sur le lien ci-dessous :

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