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Le matériel de l’Usine du Futur expérimenté à Oullins

Pour préparer l’ouverture du futur Technicentre de Vénissieux, les équipes d’Oullins expérimentent déjà les innovations qui soutiendront l’activité industrielle du site, notamment en termes de logistique. Focus sur trois dispositifs actuellement testés par les agents lyonnais.

Publié le 29/03/2019 par La Rédaction
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Fin 2019, les équipes du Technicentre d’Oullins s’installeront dans un nouveau bâtiment de 40 000 m², actuellement en construction à Vénissieux, près de Lyon. Il permettra aux deux centres d’excellence SNCF et au pôle ingénierie, aujourd’hui implantés à Oullins, de profiter des dernières avancées en matière de production industrielle. Par exemple, des robots autonomes pour le transport de pièces ainsi que des équipements sont d’ores et déjà sur le banc d’essai, à Oullins.

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Tester les solutions de demain

Le futur site de Vénissieux s’inscrit dans un chantier global de transformation de l’activité industrielle du Technicentre. À ce titre, le pôle logistique d’Oullins est un véritable laboratoire de test pour dénicher les machines qui s’intégreront aux modes de production de l’Usine du futur. Trois dispositifs ont ainsi déjà pris place pour assister les agents dans leur travail quotidien.

Le premier est un bras articulé qui permet, via un système de préhenseurs à ventouses avec levage par vide d’air, de soulever jusqu’à 50 kilos. Il soulage l’agent de la charge à porter et réduit donc le risque de TMS (Troubles MusculoSquelettiques).

Le deuxième est un robot (droïde Twinswheel) qui se déplace en autonomie dans l’atelier : son trajet est programmé, et ses capteurs lui permettent de s’arrêter en cas d’obstacle. Ce droïde effectue des livraisons de pièces d’un point A à un point B.

« Le but est de le tester à Oullins, même sur de courtes distances, en premier lieu. Il sera d’autant plus utile sur de plus grandes distances par la suite, comme ce sera le cas à Vénissieux », explique Olivier Vignon, assistant Dirigeant de Proximité de l’UT LOG 2. “Ce type d’équipement permet également de remettre les agents de logistique sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.”

Adapter le matériel aux besoins

Les tests in situ permettent en outre de vérifier si l’équipement répond en pratique aux besoins, ainsi qu’aux normes de sécurité, et de prévoir les adaptations adéquates le cas échéant. C’est le cas pour le nombre de roues, le poteau lumineux composé de LED, et le plateau du droïde ; des améliorations qui seront apportées dans un deuxième temps et qui rendront ce robot encore plus adapté à l’environnement de travail. C’est toute l’idée de ce laboratoire : mettre les équipements à l’épreuve du réel pour les rendre plus efficients.

Recalé au casting

Les tests mettent parfois en lumière les limites de l’outil. C’est le cas pour le troisième équipement, l’AGV (Automated Guided Vehicule), qui lui n’ira pas à Vénissieux. Il permettait de tracter jusqu’à 3 tonnes en autonomie via une remorque, pour transporter des moteurs de train à réparer dans l’atelier. “Mais nous avons depuis testé un autre équipement, qui répond mieux à nos besoins” précise Olivier Vignon. Il s’agit d’un AGV, qui fait également lève-charge, prêté par Fenwick pendant 15 jours en début d’année. “Il permet de lever la charge, de la transporter, de la poser sur la gare d’arrivée, et assure donc la tâche de bout en bout”, poursuit l’assistant Dirigeant de Proximité.

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Gérer les flux de circulation

Le droïde a su parfaitement s’intégrer sur le site, et pourra bientôt proposer un mode “accompagnement” qui lui permettra de suivre un agent dans ses déplacements. Ce robot, co-créé par le Technicentre et la startup lyonnaise TwinWheel a d’ailleurs été présenté à InnovMat cette année.

Il pourrait y avoir, au sein de cette future Usine du Futur, plusieurs robots de ce type. “À Vénissieux, tous les trajets seront repensés, les distances des flux logistiques revues”, précise Olivier Chesnel, Dirigeant de Proximité du site. L’enjeu sera alors d’assurer la programmation de tous ces déplacements, de gérer les flux, et de déterminer les priorités entre les engins conduits par des personnes et ces machines autonomes. Le but ? Les faire évoluer selon les besoins quotidiens. 

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