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Smart Gare : quand la donnée se met au service des flux de voyageurs

Avec le projet Smart Gare, SNCF se dote d’un outil d’analyse en temps réel des flux de voyageurs à l’intérieur des gares ferroviaires. Testé en conditions réelles Gare de Lyon, il contribuera à améliorer l’expérience client et fluidifier les échanges intermodaux dans les 3000 gares ferroviaires de France.

Publié le 04/02/2019 par La Rédaction
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SNCF s’attelle à la construction d’une infrastructure technique capable de travailler au plus proche du temps réel sur la mesure, la collecte, le traitement et la visualisation des données liées aux flux de personnes à l’intérieur des gares.

« On ne peut pas optimiser les flux si on est aveugle : on a besoin de savoir comment les gens se déplacent à l’intérieur de la gare pour ajuster les dispositifs d’affichage, fluidifier la circulation et prévenir les incidents», commente Amale Kada, chef de projet Smart Gare.

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La mesure des flux de passagers n’est pas nouvelle, mais elle alimente le plus souvent des réflexions menées en différé. « La Gare de Lyon nous a par exemple demandé d’étudier la façon dont les voyageurs se déplacent entre ses trois halls principaux», illustre Aurélie Poudret, chef de projet au sein du pôle Data & Flux de SNCF Gares & Connexions.

Ces analyses a posteriori sont généralement conduites à la demande des métiers, soit pour préparer des aménagements, soit pour comprendre la survenue d’un incident. Elles s’appuient sur des capteurs installés au niveau des gares (portiques, balises de type beacon, bornes WiFi…), dont les données sont ensuite collectées et traitées par la plateforme Big Data du groupe ferroviaire. Le résultat est ensuite mis à la disposition des métiers, au travers d’interfaces adaptées.

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Cap sur le temps réel

Le projet Smart Gare amène une dimension supplémentaire : le temps réel, pour permettre aux opérationnels de détecter les anomalies avant qu’elles ne deviennent de véritables problèmes.

Sur le plan technique, cet objectif d’instantanéité impose des traitements spécifiques. « Nous travaillons sur des algorithmes prédictifs et des analyses statistiques pour fournir le résultat attendu le plus rapidement possible », explique Amale Kada.

En pratique, les algorithmes commencent par effectuer une prédiction basée sur l’historique de la zone concernée. Ils redressent ensuite ces chiffres en fonction des données remontées par les capteurs pour aboutir à une approximation fiable de la fréquentation, au plus proche du temps réel.

Passer des « flux subis » aux « flux pilotés »

« Les exploitants connaissent leur gare et comprennent les flux : dans ce contexte, la donnée les aidera à prendre les bonnes décisions plus rapidement », commente Aurélie Poudret. Le temps réel doit leur permettre de gérer les flux d’usagers de façon proactive, en jouant sur l’ensemble des leviers dont ils disposent. « On peut tout à fait retarder un embarquement de quelques minutes pour éviter que deux flux de passagers ne se croisent », illustre la chef de projet.

Pour SNCF, l’objectif est de passer d’une logique de « flux subis » à une logique de « flux pilotés » en intégrant le plus largement possible les autres transporteurs présents en gare. En 2020, les taxis qui s’engagent dans les files de la Gare de Lyon disposeront par exemple d’informations sur le temps d’attente estimé avant la prise en charge d’un client.

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À ce stade, la Gare de Lyon sert de démonstrateur au projet, mais l’infrastructure technique bâtie pour cette gestion de flux en temps réel doit, à terme, profiter à l’ensemble des 3000 gares ferroviaires françaises.

Les données collectées et traitées dans le cadre du projet Smart Gare seront aussi mises à disposition de tiers par l’intermédiaire d’interfaces de programmation (API) dédiées. « Aujourd’hui, nous traitons les flux au niveau de la gare, mais l’ambition à terme est de pouvoir collaborer avec l’ensemble des autres moyens de transport pour offrir au client final une gestion de bout en bout », confie Amale Kada.

En attendant que les opérateurs de flottes en libre-service ajustent l’offre de leurs vélos et trottinettes électriques en fonction des données de fréquentation, le projet participe à cette conviction selon laquelle le digital est un outil pour ouvrir la gare sur la ville, et améliorer l’expérience client.

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