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VivaTech - Journée Tech for People

Les collaborateurs, au sein d’une entreprise comme SNCF, sont la clé de voûte pour mener à bien la mission de l’entreprise. Pour permettre une synergie efficiente, la Tech a de nombreuses utilités : faciliter le travail au quotidien de chacun, mais aussi favoriser la mixité et l’inclusion de tous et toutes, aider à la formation pour pouvoir évoluer dans l’entreprise selon ses appétences ou encore collaborer en toute efficacité. Retour sur une journée animée…

par La Rédaction
SNCF Vivatech

Clap de fin sur le troisième jour de Vivatech 2022. Pour cette journée le lab SNCF s’est drapé des couleurs de la Tech for People, à savoir les solutions technologiques au service des femmes et des hommes qui, au quotidien, mettent leur expertise au service de leur client.

La tech, une aide quotidienne pour les salariés

Avec la transformation digitale, les collaborateurs sont aussi favorablement impactés que les voyageurs. Chaque solution numérique leur permet d’avoir de meilleures conditions de travail ou encore de gagner du temps sur des tâches qui autrefois étaient hautement chronophages sans pour autant apporter une réelle valeur. C’est la cas du projet Cosmo (Contrôle et Service en Mobilité), un outil proposé aux chefs de bord et chefs d’escale pour réaliser l’embarquement, le contrôle, la régularisation et la verbalisation. Il est composé de trois matériels : un smartphone, un terminal de paiement et une imprimante, mis à disposition des 12 000 agents de la flotte Cosmo, qui servent toutes les activités transporteur (TGV, Intercités, TER, Transilien et activités internationales également). Seulement voilà, pour que ce service reste optimal pour les collaborateurs, l’équipement nécessite d’être changé dans les deux ans à venir. « Aujourd’hui, nous avons Cosmo 2, qui est dans le prolongement du projet Cosmo, pour le renouvellement de la partie matérielle. Notre vigilance se porte donc sur le choix des matériels, puisque on se rend compte que 80 % de leur impact environnemental est lié à leur construction et aux matières premières utilisées, et les derniers 20 % sont liés à la phase d’usage. D’où l’importance du choix de ces équipements lors de l’acquisition.

Lors des procédures d’achat, il y a une part de 20 % qui est sanctuarisé pour le RSE, ce qui est conséquent pour une grande entreprise. Nous avons donc établi une série de tests pour garantir que notre choix matériel permettrait d’y répondre. » explique Laurent Juvé, Responsable ligne service anti-fraude, contrôle & data. L’approche de ce projet est donc basée sur la notion de sobriété numérique pour faire en sorte que les applications et sites web consomment moins d’énergie et transmettent moins de données sur les réseaux. « Parmi les matériels candidats, nous allons donc agir comme un laboratoire de mesure et tester ces terminaux pour déterminer leur autonomie de batterie, leur performance et leur qualité d’accroche réseau. Sur les critères RSE, nous avons intégré des points très spécifiques sur les équipements qui vont être achetés, comme par exemple la possibilité de pouvoir changer la batterie ou l’écran sans devoir changer le matériel intégralement. » précise Thomas Corvaisier, directeur général de Greenspector.

La mixité dans l’entreprise

La mixité est un atout considérable pour une entreprise, mais malheureusement dans le secteur du numérique, force est de constater que l’égalité femmes/hommes est encore loin d’être au rendez-vous. Le réseau SNCF Mixité a donc été créé pour faire bouger les lignes au sein du groupe SNCF.

Si les femmes sont peu représentées dans le numérique et la tech, c’est aussi parce qu’elles sont peu présentes : 30 % de femmes tout métier confondu dans le numérique et seulement 15 % dans les fonctions hautes. Chez SNCF, on compte environ 25 % de femmes dans le numérique. Pourquoi si peu de femmes dans la Tech ? D’abord, le manque de « role models » puisque seulement une startup sur cinq est créée par une femme ou une équipe mixte. D’après le collectif Sista, non seulement il y a moins de femmes dans les créateurs de startups, mais en plus les montants des levées de fonds sont plus faibles. Le deuxième ressort est le risque d’être découragé par l’environnement proche, 43 % des étudiantes en numérique ont été découragées de suivre des études dans ce domaine par leur entourage, c’est quinze fois plus que les hommes. Un autre ressort est le sexisme - sept étudiantes sur dix ont déjà fait l’objet de comportements sexistes pendant leur formation, allant de blagues sur leurs compétences jusqu’au harcèlement sexuel. Ensuite, quand elles sont en poste, 38 % des femmes dans le numérique disent avoir été confrontées à ce type de comportement. Le dernier ressort est ce qu’on appelle le syndrome de la Schtroumpfette - quand il n’y a qu’une seule femme dans une équipe, elle va représenter toutes les femmes, c’est une réalité dans les comités de direction comme dans la tech. Par exemple, si une femme n’arrive pas à relancer des serveurs, on va vite considérer qu’aucune femme n’est capable de les relancer.

Que peut-on faire par rapport à cela ? Il y a plusieurs leviers d’action. Le premier est de créer un cadre accueillant pour la diversité. « Chez SNCF, nous avons mis en place un dispositif pour lutter contre le sexisme, via notamment des plateformes d’alerte et des campagnes de sensibilisation. On parle aussi systématiquement, à SNCF, de développeurs et de développeuses, cela peut sembler anecdotique mais cela joue. Pour les « roles models », il y a des actions à faire. Par exemple, nous avons adhéré à « Jamais sans elles », qui dit que s’il y a plus de trois personnes sur scène, il faut qu’il y ait au moins une femme. Le sujet de la formation est également primordial, nous avons donc créé le programme « Up to IT » pour permettre une reconversion en tant que développeur ou développeuse, avec un plan spécifique pour inciter les femmes à postuler. Enfin, il faut agir sur les différences de traitement, il y a tout un travail à mener sur l’égalité salariale, la place que l’on donne à la parentalité, et les capacités d’être promu dans l’entreprise. Nous avons donc mis en place une trajectoire pour pouvoir suivre les parcours des femmes et lutter contre ces différences de traitement. » détaille Anne-Sophie Nomblot, présidente du réseau SNCF Mixité.

Le métaverse, l’outil du futur pour les collaborateurs ?

« Avec la Fab AR/VR, nous nous préparons au métaverse et à ses usages industriels. Pour les collaborateurs, le métaverse sera utilisé dans le cadre de la formation, de la collaboration ou encore de la communication interne. Cet environnement virtuel permettra la co-construction de projets et facilitera les échanges. » explique Frank Douté, responsable de la Fab AR/VR. Ainsi, on pourra héberger dans le métaverse des modules de formation en réalité virtuelle et/ou en réalité augmentée et donner la possibilité à plusieurs personnes d’y avoir accès en simultané. Autrement dit, ce sera un campus virtuel. « Le gros plus de cette solution de métaverse est le sentiment de présence, on a vraiment l’impression d’être dans la même pièce que les autres personnes. Il y a une belle tendance d’avatars de plus en plus réalistes. » ajoute-t-il. Un campus virtuel s’ouvrira ainsi au mois de septembre dans l’école du numérique de SNCF.

Le métaverse peut également être utile dans les processus d’onboarding, en permettant aux nouveaux salariés de se constituer un réseau, de recevoir toutes les informations nécessaires à leur bonne intégration dans l’entreprise, et de renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise, qui est propice à la durabilité des collaborateurs en son sein. « L’enjeu est donc de faciliter l’accès à ces mondes virtuels et surtout de ne pas le limiter à une certaine catégorie de personnes, en utilisant un mode multi-devices : PC, smartphone et casque de réalité virtuelle. » conclut-il.

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